14 juillet 2010

Chapitre 1

« Je ne pense qu’a elles, jour et nuit. Ma vie, une fois libérée, ne servira qu’a les retrouver. Si je recherche ma mère depuis toujours, je guetterai maintenant le visage de celle que j’avais décidé d’appeler «la jeune fille au miroir». »

Celia pestai intérieurement contre Maria : elle était tranquillement installée dans sa chambre quand sa belle-mère l’avait dérangée pour qu’elle aille faire les courses et acheter de la flanelle et de la soie. Elle les fit prenant le plus de temps possible, examinant le plus insignifiant des articles pour que personne n’ai pas le temps de lui trouver une autre chose à faire avant le diner. Elle payait ces fameux tissus lorsqu’elle l’aperçu. Il était d’un bleu pure et finement ciselé. Les ornements représentai des fleur et puis... c’était tout simplement le plus bel objet qu’elle n’avait jamais vu. Il lui fallait l’acheter, à tout prix mais il lui fallait l’acheter. Elle fut surprise : l’objet devait être là depuis des semaines mais elle ne l’avait jamais vu...

Un jeune homme vendait le miroir, et il était, comme son objet, d’une beauté indescriptible. 
Celia ne lui accorda pas un regard, le miroir la fascinent trop, elle lui demanda juste le prix :  « Pour vous c’est gratuit Mademoiselle. ». Celia resta interloquée : le cadre seul valait plusieurs centaines d’euros ! Quand elle parti, elle ne l'entendit pas chuchoter :
« Bonne chance … »

Quelques heures plus tard, après le gouter, Maria rentra de son après-midi shopping. Elle intercepta tout de suite Celia qui rentrai dans sa chambre. « Tu as acheté mes tissus ? » gronda-t-elle dans les oreilles de Celia qui marmonnai. « Bi bien sur » bégayât la jeune fille. Sa belle-mère l’horrifiai : elle était très belle, se qui expliquait que son père l’ai épousée sur un coup de tête mais elle était méchante et mauvaise, sauf quand son père était là bien sur. La seule chose qui lui faisait peur c’était que Mr Sidlerness, le père de Celia divorce en emportant avec lui sa fortune et ses nombreuses maisons de vacances...

Celia n’avait jamais eu de vrai famille ou des amis dignes de ce nom mais depuis quelques mois sa vie était devenu un cauchemar. Son père qui avait toujours fait plus attention à son éducation qu’a elle-même avait doublé ses cours en lui payant un précepteur et pendant les vacances et les week-end elle était devenue la coursière attitrée de Maria. Elle ne voyait personne a par Maria et son père qui n’était, pour ainsi dire, jamais là. Une vie solitaire ne l’aurait pas dérangée mais la présence de Maria rendait tout insupportable : quand elle l’emmenait à des cocktails pour « prendre l’air » elle s’arrangeait pour que la seule personne qu’elle voit du diner soit le vieux le plus dépressif de la soirée, quand son père proposait de la remettre à l’école publique Maria utilisait son charme pour qu’il ne le fisse pas...

C’est le soir en se déshabillant qu’elle le revit, le miroir était d’une pureté à couper le souffle, elle s’admira longuement dedans quand... l’image changea. Oui, c’était cela, l’image avait changé mais si légèrement qu’elle ne l’avait pas remarqué tout de suite. Dans le miroir c’était elle et ...pas elle. La jeune fille qui l’observait avait ses traits mais ne pouvait être elle car elle portait un costume étrange et semblait avide de liberté, ses longs cheveux ondulaient et brillaient d’une lueur mystérieuse. C’était impossible!!!
Celia fit tout pour oublier cet instant où toute sa vie avait basculée mais la jeune fille du miroir hanta ses rêves comme ses cauchemars...

Le lendemain fut monotone, Maria houspillait sans cesse Celia qui rêvait, attendant le soir pour observer le mystérieux miroir. Elle essaya plusieurs fois de revoir la fille, regardant le miroir sous tous les angles, mettant sa moindre lampe devant mais rien n’avait changé: elle ne ressentait plus le lien qui l’avait unie au miroir ce soir là.

Des mois passèrent lentement, sa vie n’ayant plus qu’un but: revoir la fille et recréer ce lien. Quand trois mois furent passés, elle abandonna tout espoir et fini par croire qu’elle avait rêvé. Elle avait eu 15 ans durant cette période, le 13 juin, bien que personne n’ai songé à fêter son anniversaire ou même à le lui souhaiter. Elle ne s’en soucia pas. Le 30 juillet, elle avait décidé de se suicider...

Le 29 juillet, elle décida de mourir simplement, d’un coup de couteau dans son coeur à 7h00. Elle ne laisserait pas même de lettre, juste un miroir qu’elle le regarderai quelques heures avant même si elle n’y croyait plus. C’est ce qu’elle fit le soir même. Elle regarda intensément le miroir et senti le lien se tisser : elle avait réussi !!! La vie lui avait offert un merveilleux cadeau avant de mourir.

Ce ne fut pas la fille qu’elle vit, ce n’était même pas son propre visage : c’était une salle, probablement de réception, entièrement recouverte de cristal blanc. Il y avait des gens au fond mais elle n’eu pas le temps de les voir : le miroir essayai de se poser sur son coeur, comme attiré par un aiment. Celia résista mais le miroir tins bon, l’attraction était trop forte.

Au moment où le miroir toucha sa peau ce fut le noir.

Posté par Moshino à 14:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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